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Médecine : Xavier Bertrand augmente massivement le numerus clausus, comme en 2006
Jeudi 8 décembre 2011, Xavier Bertrand, le ministre du Travail, de l’Emploi et de
+ 800 places en 2006
Une augmentation qui rappelle celle de 2006, avant la dernière élection présidentielle. Xavier Bertrand, déjà ministre de
Appel d’air
En 2011, comme en 2006, cette prévision d’augmentation a suscité des inquiétudes chez les doyens d’universités de médecine et les organisations d’étudiants. Où trouver les terrains de stage suffisants ? Comment gérer l’appel d’air sur le nombre d’inscriptions en PACES qui risque de se produire ? Que faire des étudiants qui ne seront pas admis, le fameux « gâchis humain » ? À la rentrée 2006, suite à l’annonce de la hausse du numerus clausus, les effectifs en P1 avaient explosé : plus de 46 600 étudiants s’étaient inscrits (+ de 10 % en un an). Depuis l’attrait pour médecine s’est toujours amplifié. Ce qui, derrière une impression d’ouverture, ne rend pas la première année de médecine plus facile.
Médecine : le numerus clausus en PAES augmente, les effectifs explosent
En 2010, 49.050 étudiants (dont 29.240 nouveaux bacheliers) en première année de médecine se sont disputés les 7.400 places offertes au concours de PCEM1. Soit une hausse spectaculaire de 89,7 % du nombre de candidats par rapport à 2002 (et même +119,3 % chez les nouveaux bacheliers), alors que le numerus clausus n’a augmenté que de 57,4 % sur la même période.
Le portrait robot de ceux qui réussissent
Selon une note d’information du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche datée de mai 2011, les chances de réussite aux concours de fin de première année de santé sont moins grandes pour les femmes ou les personnes issues d’un milieu peu favorisé. Elles le sont encore moins pour les candidats en retard dans leurs études et quasi nulles sans le bac S. Ce profil est relativement comparable aux étudiants des CPGE (classes préparatoires aux grandes écoles) scientifiques.
Plus d’un quart des étudiants de première année passent
Ainsi, seulement 11,2 % des nouveaux bacheliers inscrits en première année de médecine en 2007-2008 sont passés l’année suivante en PCEM2 (deuxième année du premier cycle des études médicales). Mais 37,7 % de ceux qui ont redoublé et ont retenté leur chance ont été récompensés. Au final, plus d’un quart des étudiants en médecine accèdent donc en deuxième année de médecine en un ou deux ans.
Que deviennent ceux qui ont échoué ?
À l’issue de la 1ère année, 62 % se réinscrivent en PCEM1, 18,6 % se réorientent dans une autre filière de fac et 19,4 % continuent leurs études hors université ou arrêtent leurs études. Au bout de 2 ans de PCEM1, parmi les deux tiers d’étudiants qui ne sont pas passés, un tiers se réoriente vers d’autres filières universitaires quand l’autre tiers ne se réinscrit pas à l’université. Les passerelles et réorientations à l’issue de
PAES : le concours de médecine n’est pas le plus sélectif
La mise en place de
Surprise : le concours le plus sélectif n’est pas celui de médecine. Dans cette filière, les taux de réussite sont compris entre 12 % et 24 % : des résultats équivalents à ceux que l’on pouvait trouver avant la réforme, en PCEM1 (première année du premier cycle des études médicales). Les taux de réussite sont bien inférieurs dans les filières dentaire et sage-femme : entre 5 % et 10 % en général. Le concours de pharmacie est quant à lui nettement plus accessible avec des taux de réussite de 40 % en moyenne (sauf à Paris).
Etudiant.fr- DECEMBRE 2011
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